Mali : Sur la route du sel

Publié le par Anne

Traversé au Nord par le Sahara et partageant ses frontières avec la Mauritanie, Côte d'Ivoire et Algérie, comme le sable dans le vent, les peuples et les cultures s'y sont mélés, échangés, croisés,  et se tendent la main dans un souffle d'espoir...

"Là où l'eau coule en abondance, les gens vivent dans l'opulence " dit un proverbe touareg.

Le pays du centre : Aux frontières du désert, dans les méandres du Niger, c'est sur la Route du sel que de nombreux érudits sont partis aux sources de ce phare culturel du Mali. Au 14ème siècle Tombouctou " la ville aux 333 saints" accueillait 25.000 étudiants et 100.000 habitants avant d'être ensevelie par le voile du désert et de l'oubli.

Le commerce transaharien du sel remontant le Niger a marqué un passé brillant du commerce malien. Le Mali s'enrichit de cet or traversant Tombouctou et Bamako. Sa position centrale fait du Mali un pays de rencontres et d'échanges.

De nombreux manuscrits sont en train d'être recensés, restaurés et exploités afin de préserver le patrimoine de ce pays. Il faut considérer cette vente du sel comme un voyage à travers ce continent tout au long des XIIIème et XVème siècles. L'Empire du Mali a connu son apogée grâce à ce commerce dans la Haute vallée du Niger. Jallonés d'étapes et de points forts tels que Djenné, Mopti, on peut comprendre l'influence qu'exerça ce commerce. Les africains de ce temps agissaient et spéculaient de la même manière que la france au Moyen-Age car le Mali est un pays de grande circulation. Certaines personnes peuvent aller chercher un bon sac de sel valant très cher à 200 km de chez eux.

Les interactions y sont constantes à cette époque et bien plus importantes qu'avant la colonisation. La Route du sel, de l'or, des escalves étant extrêmement fréquentées.

Les habitants du Nord du Mali vivent dans une région les plus rudes de la planète. Les tribus nomades touaregs et arabes maintenaient en activité la Route du sel, véritable colonne vertébrale de l'économie nationale grâce à leurs caravanes de dromadaires qui s'enfonçaient au coeur du Sahara pour y collecter la précieuse substance.

Dans le sud, le sel était échangé contre des céréales cultivées par les communautés sédentaires établies à proximité du principal cours d'eau de la région : le fleuve Niger, le réseau de marécages qui s'étend près de Gao et les lacs au sud de Tombouctou vers le Niger.

Sauvez l'âne : Au Mali, l'âne est l'indispensable compagnon de chacun "le cheval et la bicyclette de l'enfant" Il sert au  transport des marchandises et des gens, représente un bien vital pour les petits commerçants, il tire l'eau des puits plus vite que ne pourrait le faire aucun homme et constitue un maillon essentiel de la Route du sel.

Une femme d'opinion : Aminata Traoré, écrivain partisante de l'annulation de la dette des pays pauvres écrit dans son dernier livre une lettre ouverte à Jacques Chirac "Viol de l'imaginaire"

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